29 octobre 2008

Disparition de Georges Brassens : 27 ans déjà

En ce 29 octobre, nous commémorons le 27ème anniversaire de la disparition de Georges Brassens. C’est chez lui, à Saint-Gély-du-Fesc, qu’il s’est éteint le 29 octobre 1981.

 

Depuis, pour que sa musique et sa personnalité ne meurent jamais, René FROMENT (Président d’ACE15) et une bande d’amis fidèles ont eu l’idée géniale de créer le Prix littéraire Georges Brassens et d’organiser, dans le Parc Brassens, à Paris, un tremplin de la chanson à sa mémoire.

 

Depuis maintenant 15 ans, notre association a continué cet œuvre de mémoire en organisant les Journées Georges Brassens. Pour que vive la légende...

12 septembre 2008

Georges Brassens : la fidélité avant tout

Lino Ventura et Georges Brassens.jpg« En général, je suis assez fidèle en amitié. Quand j’ai adopté quelqu’un, c’est une fois pour toutes. Mes amis, même si je les perds de vue, je les aime toujours. »

« Il suffit que j’ai aimé quelqu’un pour qu’il soit vivant jusqu’à ma propre mort. »

Ainsi s’exprime Brassens sur l’amitié ajoutant : « L’amitié, c’est  un peu comme l’amour : le temps et la distance peuvent à la fois faire du bien et du mal. De toute façon, l’amitié est aussi difficile que l’amour. »

C’est pourquoi quelque soit l’endroit où il s’installe et jusque dans sa dernière demeure dans le 15ème arrondissement, rue Santos-Dumont, les amis seront toujours les bienvenus et il leur ouvrira sans discontinuer sa porte et son coeur.

Qui a besoin de lui le trouve fidèle, généreux, rassurant : « Bien que je ne sois pas serein, en raison de ma mélancolie, les copains ne sortent pas abattus de chez moi, mais au contraire gonflés à bloc. Je ne leur donne rien du tout, sauf mon amitié, ma confiance. Au fond, les amis vous donnent et vous prennent tout en même temps. Quand mes amis viennent me voir, je leur prends beaucoup, à leur insu. »

Et d’avouer, « Si on m’enlevait tout ce que les autres m’ont donné, il me resterait peu de choses. » À tous, lui qui leur a tant apporté, il a laissé une amitié taillée sur mesure, un tête-à-tête toujours différent, toujours adapté à son interlocuteur, faisant de chacun un hôte privilégié de son coeur.

L’amitié pour Brassens

Georges Brassens et Pierre Onténiente.jpgBien que Brassens ait élevé ce sentiment profond au rang d’éthique de vie, ce n’est pas un thème dont il parle souvent, et si le mot « ami » revient 36 fois dans l’ensemble de ses chansons, notons que le mot amitié, lui, est rarement évoqué.

Pourtant, de l’Amitié, Brassens pourrait parler abondamment, car elle tient une place immense dans sa vie comme dans son coeur. Mais pour lui, l’Amitié ne se dit pas : elle se vit. Alors dans les quelques chansons où elle est évoquée, la pudeur prend le pas sur l’expression, et copains remplace amis. Évoquons juste deux titres qui ont trouvé la faveur du public : Au bois de mon coeur (1957) et Les copains d’abord (1965).

Toute sa vie, Brassens fut fidèle à l’Amitié et en amitié, et n’aura de cesse que d’accueillir, au delà de sa propre famille, ceux qui comme lui partagent un brin de simplicité sans langue de bois.

Des copains d’enfance de sa ville natale Sète, aux copains de sa nouvelle vie parisienne, dont Jeanne et Marcel Planche qui l’hébergeront impasse Florimont, des copains du STO, René Iskin, André Larue et Pierre Onténiente qui deviendra son indéfectible secrétaire, aux copains de Belgique, Cornélis, Cordier, Tillieu, Stroobants.

Puis viendra le temps des amis du livre, de la poésie et du cinéma - Alphonse Boudard, Raymond Castans, Bernard Clavel, Raymond Devos, René Fallet, Paul Fort, Pierre Mac Orlan, Louis Nucéra, Michel Simon, Lino Ventura, André Vers, pour n’en citer que quelques uns – et bien sûr celle des copains de la chanson – Marcel Amont, Guy Béart, Jean Bertola, Jacques Brel, René Louis Lafforgue, Pierre Louki, Moustache, Georges Moustaki, Pierre Nicolas, Patachou, Pierre Perret...